| Compte-rendu de la réunion du Lundi 25 Avril 2005 | ||
Réunis le 25 avril à 18h, au Lycée Masséna de Nice, les membres de la Régionale ont pu rencontrer Monsieur Joël Jung, IA-IPR de Philosophie, pour un entretien qui a permis de faire le point sur le projet de programme des séries technologiques, la consultation, et l’ensemble des questions qui ont été discutées au cours de nos précédentes réunions (la nature et le choix des notions dans le projet de programme, leur présentation, le retour et les effets de la consultation, la date d’application effective, les projets de « préparation » à l’enseignement philosophique en première littéraire, l’enseignement du fait religieux, les dédoublements de classes S et de classes technologiques, les concours de recrutement, le recours aux vacataires, les effets sur les services de la suppression des TPE). Nous avons ainsi appris que la participation des collègues de l’académie de Nice à la consultation avait été plutôt moyenne, un peu moins élevée en tout cas cette fois-ci (surtout dans l’enseignement privé), que les synthèses seraient bientôt mises en ligne, et que dans l’ensemble, les réponses manifestaient une certaine inquiétude à propos de la nature des notions , de leur présentation et de leur nombre ( variable en fonction des diverses modalités de regroupement retenues par les collègues). La mise en place du programme définitif (après éventuelles modifications et achèvement de la procédure institutionnelle) aurait lieu à la rentrée 2006. La demande administrative de choix précoce de « manuels », a été évoquée par certains collègues, de même que l’éventualité de modifications des épreuves. La date de la rentrée 2006 devrait permettre de répondre à cette demande, tout en insistant sur les exigences particulières de notre discipline (et le caractère très relatif de la notion de « manuel ») ; Monsieur Jung a également rappelé que le groupe d’experts n’avait pas mandat pour examiner d’éventuelles modifications des épreuves, mais qu’en même temps, toute consultation comportait une rubrique consacrée à l’évaluation. A une question sur d’éventuels projets de modification des formes de contrôle et d’évaluation, il nous fut répondu qu’à aucun moment la philosophie n’a été concernée. En ce qui concerne la formulation du projet d’introduction, d’ « initiation » ou de « préparation » à l’enseignement philosophique en Première L, nous avons fait part de nos inquiétudes concernant l’horaire (1h1/2 en Première nous paraît très insuffisant, et il doit être hors de question de modifier l’horaire en Terminale), la nature et la responsabilité de cet enseignement : n’y a-t-il pas risque de partage avec d’autres disciplines ou de transfert à d’autres disciplines, supposées savoir mieux que les philosophes ce qui est bon pour « préparer » à la philosophie ? Des précisions semblent impossibles à l’heure actuelle, s’agissant de projets formulés au conditionnel, et selon une modalité qui n’implique aucun engagement (on « pourrait » introduire…). La question des dédoublements (y a-t-il ou non un seuil ?) ne semble pas non plus devoir bientôt être tranchée par un texte plus clair que celui qui inspire les circulaires actuelles de rentrée. La situation est variable d’un établissement à l’autre. Les collègues doivent faire valoir la nécessité d’un horaire de 4h en Terminale S, pour des raisons pédagogiques, et pour l’avenir même de ces élèves (leurs études supérieures appellent une formation solide en philosophie). Par ailleurs, nous nous sommes inquiétés des modalités de suppléance évoquées par la nouvelle loi : n’y a-t-il pas un risque d’annualisation des heures ? Mais ce qui se fait dans l’Université serait (heureusement) impraticable dans un établissement secondaire. La situation actuelle n’est déjà pas satisfaisante (nombre croissant de vacataires, dans le Var par exemple), la croissance légère du nombre de postes aux concours externes compensant tout juste la suppression pour cette session du CAPES interne. Un autre risque a été évoqué, celui de la dilution de notre enseignement, avec les « expériences » diverses en collège, ou dans le primaire…La confusion des genres, les appellations trompeuses, les déficiences qui s’ignorent ne manquent pas… Ne faudrait-il pas plutôt assurer à l’ensemble des maîtres une authentique formation philosophique en IUFM, et consolider l’enseignement philosophique, comme les autres d’ailleurs, là où il doit être dispensé, par des professeurs qualifiés ? En ce qui concerne l’enseignement du fait religieux, l’Inspecteur remarque qu’il se met en place progressivement, mais il le fait dans le cadre des disciplines existantes. Le bureau, ainsi que l’ensemble des membres de la Régionale, le remercient d’avoir répondu à notre invitation et de nous avoir fourni des éléments d’information utiles à notre réflexion. Nous nous retrouverons, pour une matinée philosophique et amicale, samedi 28 mai, au lycée Calmette de Nice , à 10 h, pour une conférence de Monsieur Jean-Paul Larthomas, Professeur d’Université, sur l’humour chez les philosophes du 18e siècle (le libellé du sujet sera précisé bientôt). Un repas nous réunira ensuite dans un restaurant du centre. Tous les collègues, ainsi que leurs conjoints, sont cordialement invités à cette journée. Pour le Bureau André Simha Président de la Régionale. Vous pouvez aussi vous rendre sur le FORUM pour échanger les dernières informations et les idées. | ||