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La SOCIÉTE AZURÉENNE DE PHILOSOPHIE vous invite à assister à la conférence de Suzanne Simha Professeur de Lettres supérieures à Aix-en-Provence Le Lundi 4 décembre 2006 à 18h00 Fac. des Lettres 98 bd. E. Herriot – Nice Salle 301 3ème ét. Bât de l’extension BOHNEUR ET BIENVEILLANCE : Les principes hédonistes des valeurs morales chez Hume
Sans notre pouvoir d’éprouver du plaisir et de la douleur nous ne serions point capables d’approuver la vertu et de blâmer le vice :
tous «les effets de moralité» se tirent, selon Hume, de ce pouvoir primitif. Il s’agira ici de montrer que ce qui distingue Hume de la tradition morale à laquelle on l’oppose, c’est d’abord la question du fondement des valeurs, et plus précisément de la nature de ce fondement. Mettre, comme il le fait, l’affectivité élémentaire, plaisir et douleur, à la racine, de l’utile, du beau, du laid mais également du bien et du mal, de la vertu et du vice, de la bienveillance et de la justice : c’est vouloir faire admettre que plaisir et douleur sont les vrais principes actifs de l’esprit humain, dans l’institution des valeurs. La raison n’en est ni l’origine ni une autre origine possible. On appellera « hédonistes » ces principes qui expliquent par le plaisir le comportement approbatif ou réprobateur qui constitue les valeurs morales. | ||